Réduire les émissions CO2 d’un bâtiment dans le secteur de la construction

Publié le 4 février 2021 par Manon

Communiquer sur la consommation d’énergie fait recette. Cependant au-delà des performances thermiques, il est indispensable de minimiser l’empreinte carbone d’un bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie. À ce sujet, il existe certains leviers pour réduire les émissions carbone d’un bâtiment. Réponse dans cet article.

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Énergie grise et énergie d’opération d’un bâtiment : définition

L’empreinte carbone relève des gaz à effet de serre (GES) et se mesure par kWh. Ainsi et ce dès la phase de construction jusqu’à sa fin de vie, un bâtiment émet du carbone. On distingue 2 types d’énergie selon le moment où elles sont émises  :

  • énergie grise :  elle représente près de 60 % de l’empreinte carbone d’un bâtiment neuf même si elle occasionne une émission de carbone ponctuelle (extraction de la matière, fabrication des produits, transport des matériaux de construction, traitement en fin de vie…) ;
  • énergie d’opération : ce sont les émissions directes liées aux consommations d’énergie pendant la phase d’exploitation (chauffage, climatisation, éclairage, consommation des appareils…).

Stratégie nationale bas carbone (SNBC) : feuille de route

Pour devenir “ bas carbone ”, un bâtiment doit impérativement limiter ses émissions de GES. La SNBC pointe à ce titre plusieurs actions pour lutter contre le réchauffement climatique  :

  • la rénovation du parc existant ;
  • la sobriété des usages ;
  • la décarbonation des consommations résiduelles ;
  • l’utilisation des énergies renouvelables et réduction carbone.

La rénovation du parc existant pour réduire les consommations énergétiques

La décarbonation du secteur doit passer par une rénovation massive du parc.

Il est vrai qu’un bâtiment neuf consomme moins d’énergie comparé à un autre qui est rénové, respectivement 50 kWh par m² contre 80 kWh par m². Cependant, en s’attardant sur le cycle de vie, dans le cas d’une rénovation, réutiliser l’existant (gros œuvre surtout puis, second œuvre) permet d’économiser jusqu’à 300 kgCO2 par m².

Il s’agit alors de penser “ rénovation bas carbone ” pour baisser fortement les consommations et améliorer la phase d’usage de ce type d’opération.

La sobriété des usages pour limiter les consommations énergétiques

L’approche doit être globale pour changer notre manière de construire. Il est indispensable de réfléchir au-delà de l’étape d’exploitation et de penser à la fin de vie des constructions.

Par exemple, certains bâtiments dits à énergie positive d’un point de vue des consommations ont malheureusement une empreinte carbone moins vertueuse. En effet, les matériaux utilisés pour optimiser l’isolation sont souvent très carbonés.

Dès la conception, bon nombre d’actions peuvent être envisagées :

  • mutualiser les espaces existants ;
  • organiser les bâtiments différemment (conception bioclimatique par exemple) ;
  • privilégier des matériaux de qualité (durabilité, filières de réemploi, déconstruction des bâtiments…) ;
  • anticiper le vieillissement de l’édifice et choisir des composants pour une maintenance facilitée ;
  • optimiser les plans de construction en rationalisant les surfaces construites, choisissant un emplacement selon la mise à disposition par les territoires d’énergie décarbonée ou la capacité à produire des énergies vertes sur la parcelle…
béton bas-carbone
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Sur le chantier également :

  • diffuser des technologies permettant de réduire la demande : 
  • opter pour des systèmes constructifs qui réduisent la quantité de matériaux utilisés comme le fait de dimensionner les installations techniques au plus juste ou encore d’éviter les collages démesurés ;
  • organiser des plans de transport (fret entrant / sortant, déplacement des ouvriers…) ;
  • valoriser les déchets de chantier grâce au recyclage…

La décarbonation des consommations résiduelles

Détecter des pistes d’économie d’énergie revient à une meilleure maîtrise des dépenses énergétiques.

Ainsi, pour limiter l’empreinte carbone d’un logement sur le long terme, il est possible de :

  • privilégier la décarbonation du mix énergétique (pompe à chaleur, réseaux de chaleur urbain, solaire…), avoir recours à une énergie de chauffage décarbonée ou opter pour des systèmes alternatifs de production d’eau chaude sanitaire ;
  • restreindre les consommations d’énergie grâce à une meilleure gestion  (chauffage, eau chaude, éclairage, climatisation…) ;
  • responsabiliser les occupants et favoriser les comportements individuels vertueux.

L’utilisation des énergies renouvelables et réduction carbone

D’un point de vue opérationnel, l’utilisation de matériaux bas carbone fait partie intégrante de l’écoconception :

  • matériaux bois,
  • matériaux biosourcés,
  • réemploi de matériaux,
  • métaux recyclés,
  • béton bas-carbone…

La filière de réemploi Articonnex

Les réglementations thermiques ont permis d’améliorer successivement le niveau de performance carbone. Le chemin est encore long, l’objectif poursuivi étant la neutralité carbone d’ici 2050.

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